Friends of the Richelieu. A river. A passion.



"Tout cedit pays est fort uny, remply de forests, vignes & noyers. Aucuns Chrestiens n'estoient encores parvenus jusques en cedit lieu, que nous, qui eusmes assez de peine à monter le riviere à la rame. " Samuel de Champlain


"All this region is very level and full of forests, vines and butternut trees. No Christian has ever visited this land and we had all the misery of the world trying to paddle the river upstream." Samuel de Champlain
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Monday, January 3, 2011

Coupe de végétation inutile, et peut-être bien nuisible au Refuge Faunique Pierre-Étienne-Fortin



"Hydro-Québec a procédé à la mi-novembre à l’élagage de plusieurs arbres sur le site de l’ancien barrage hydro-électrique près de la rivière à Richelieu. Certains citoyens se sont inquiétés de voir cette coupe, en relevant l’importance de conserver de la végétation pour réduire l’érosion et filtrer l’eau en bordure du refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin où se trouve le barrage.

Au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, on indique que les travaux de contrôle de végétation sur la digue font l’objet «d’une soustraction administrative à l’assujettissement de tels travaux au certificat d’autorisation prévu à la Loi sur la qualité de l’environnement.» Hydro-Québec devait toutefois avertir de son intention de faire ses travaux, ce qui a été fait confirme le chef d’équipe du Centre de contrôle environnemental Estrie-Montérégie. Les travaux ont toutefois dû être réalisés de façon manuelle et sans perturbation du sol.

À la Ville, on indique avoir été informé des travaux et de l’ajout d’une clôture additionnelle pour limiter l’accès au site. En limitant davantage l’accès, on souhaite réduire les risques de noyades des baigneurs qui s’y aventurent. Quant au débroussaillage, il a pour but d’assurer la sécurité des travailleurs. L’an dernier, l’agent de sécurité a été attaqué à coups de bâton à travers les branchages, a indiqué la ville."

Extraits d'un article signé Julie Quévillon Mantha publié dans Le Journal de Chambly ici:
http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Lancien_barrage_denude.html?JournalID=25&ArticleID=676360

Tuesday, November 16, 2010

Les arbres dans une rivière: une nuisance!

Hier, pour une raison que je m'explique mal, une équipe de travailleurs ont procédé à couper systématiquement les arbres, arbustres et végétation qui avaient élu domicile sur le site de l'ancienne centrale hydro-électrique à Richelieu, dans la rivière Richelieu. D'ailleurs, on est ici sur la limite sud du Refuge Faunique Pierre-Étienne-Fortin: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Sensibilisation_au_refuge_faunique_PierreEtienneFortin.html?ArticleID=652298&JournalID=25

Ces arbres ornent d'ailleurs la photo entête de mon blog. La folie de l'homme ne cesse de me renverser.

















Wednesday, September 1, 2010

Le rapport Schindler, et ses commentaires durant la conférence de presse

Photo: Larry MacDougal

Le rapport du Docteur Schindler, rendu public le 30 août, est peut-être trop aride pour le lecteur néophite, mais ses remarques durant sa présentation pour la conférence de presse lors du dévoilement du rapport étaient très colorées, comme le personnage, d'ailleurs.

En anglais, une expression toute faite bien connue de tous est "canary in the coal mine", le pinson dans la mine de charbon qui avertissait les mineurs que l'air était vicié en tombant mort dans le fond de sa cage. Hé bien ici dans l'article d'un quotidien local, on compare le Docteur David Schindler au pinson avec des dents. Il chantait tout particulièrement bien lundi le 30 août d'ailleurs.

"Contrairement aux affirmations faites par l'industrie et le gouvernement dans les médias, l'industrie des sables bitumineux augmente d'une façon substantielle la concentration des produits toxiques prioritaires dans la rivière Athabasca et ses aflluents via les airs et le ruissellement"affirmait-il.

"Il est inconcevable que l'industrie peut laisser échapper des centaines de kilogrammes de produits toxiques à tous les ans et que ce ne soit pas discernable dans l'environnement à moins que le programme de surveillance est complètement incompétent" martelle Schindler, et continue de dire que le programme de suivi gouvernemental est pas mal incompétent, en effet.

Le Docteur Schindler a fait sa présentation basée sur la science, pas les émotions. Il n'est pas payé par Greenpeace, ni par le gouvernement ni par l'industrie. Dans un débat de plus en plus polarisé qui tend à classer les gens comme étant complètement pour ou contre l'industrie des sables bitumineux, Schindler, un expert de l'eau reconnu de par le monde, est une voix scientifique dont l'indépendance est agréable à entendre.

Il dit que ce qui se passe dans les sables bitumineux n'est pas correct: "Tout ceci est clairement en violation de la Loi sur les Pêches. La Loi sur les Pêches n'est pas basée sur les quantités relâchées ou les concentrations dans une rivière; elle dit carrément qu'aucun intrant d'aucune substance nuisible pour une rivière ou assez près d'une rivière ne doit entrer dans la rivière. Point à la ligne...Nous devons se demander où est Environnement Canada dans tout çà?"

"Nous devons nous demander pourquoi nous avons l'argent pour de la promotion et pas d'argent pour de la bonne science? " continue le Docteur Schindler durant la conférence de presse. "Le Gouvernement a mis de l'argent dans ses campagnes de promotion pour dire aux gens que tout va bien. Je pense que ce n'est pas comme çà que devrait fonctionner la démocracie. Si les gens peuvent constater ce qui se passe vraiment et choisissent quand même de continuer d'exploiter les sables bitumineux, çà, c'est de la démocratie. Mais faire croire aux gens que tout va bien quand ce n'est pas le cas pour avoir leur aval, ce n'est pas la façon de faire du gouvernement de ce pays ou de cette province."

Le Gouvernement de l'Alberta est à revoir le rapport de Schindler, prenant soin de ne pas repousser Schindler ou ses commentaires. Après tout, il est un pinson avec des dents...

Et c'est un pinson que j'aurais aimé avoir à mes côtés lors de la bataille contre les porcheries, surtout celle de Richelieu qui met particulièrement à risque le milieu du poisson à cause de sa position en amont d'un refuge faunique abritant des endroits de fraie d'une espèce sur la liste de COSÉPAC, le chevalier cuivré. Là encore, Environnement Canada aurait dû sévir et empêcher tout épandage de purin sur les terres agricoles en amont, à moins d'obliger des mesures sévères comme des bassins de rétention et des étangs de filtration pour traiter le ruissellement agricole. Ce qui aurait probablement eu l'effet de décourager la construction de la porcherie d'une capacité de 5,800 bêtes à la fois.

Cela m'aurait même donné l'espoir de pouvoir et vouloir me baigner dans la rivière devant chez moi comme je le faisais il y a 55 ans!
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"Dump spotty water-monitoring regime - Schindler's report attacks gov't misinformation, secrecy on oilsands industry

He is our own canary in the coal mine, or should I say the oilsands mine. But this is not a canary to fall over dead when he senses danger. This canary sings. And David Schindler is in fine voice this week: "Contrary to claims made by industry and government in the popular press, the oil sands industry substantially increases loadings of toxic PPE (priority pollutants) to the AR (Athabasca River) and its tributaries via air and water pathways."

"There's no way industry can be belching out hundreds of kilograms of toxins every year and this not be detectable in the environment unless the monitoring program is totally incompetent," said Schindler, who then went on to say the government's monitoring program is indeed pretty much incompetent.

Schindler presented a compelling case based on science, not emotion. He is not paid by Greenpeace, neither is he on the payroll of government or industry. In an increasingly polarized debate that tends to pigeonhole people as being either totally for or against the oilsands industry, Schindler, a world-renowned expert on water, is an unimpeachable and refreshingly independent scientific voice.

He says what's happening in the oilsands is wrong: "All of this is in clear violation of the Fisheries Act. The Fisheries Act is not based on amounts released or concentrations in the river; it just says flatly that there will be no deposition of any deleterious substance to a river or near enough to a river to get into it. Period. ... You have to ask where is Environment Canada on all of this?"

"You have to wonder why do we have money for propaganda and not for proper science?," asked Schindler during the news conference as his comments -- perhaps driven by frustration over the gap between government propaganda and scientific evidence -- strayed into the area of public policy.

"Government has been putting money into their propaganda campaign to tell people everything is OK. I just think that's not the way democracy should work. If people can see what's really going on and they still choose to develop in the oilsands that's democracy. But making people think that everything's OK when it really isn't and therefore getting them to agree to this is not the way the government of this country or this province was set up to work."

The Alberta government is reviewing Schindler's report, being careful not to dismiss Schindler or his comments. After all, this is a canary with teeth."

Excerpts from article written by Graham Thomson for the Edmonton Journal published here: http://www.edmontonjournal.com/opinion/Dump%20spotty%20water%20monitoring%20regime/3463273/story.html?cid=megadrop_story

How I would have loved to have this canary sing at the public meeting for the new 5,800 pig farm upriver 5 years ago! Would he have shamed Environment Canada into protecting the Copper redhorse and its' spawning areas downriver (an endangered species on the COSEWIC list) ?

Tuesday, July 20, 2010

Le Richelieu - Rivière vivante et historique

Photo: Roger & Doug Harwood

"La rivière Richelieu est une source de fierté pour les dizaines de milliers de gens qui vivent le long de son parcours. Elle offre de magnifiques paysages, mais aussi un milieu grouillant de vie et bien des pages d’histoire. Elle prend sa source dans le lac Champlain, aux États-Unis, et coule ensuite vers le nord pendant 130 kilomètres pour se jeter dans le Saint-Laurent, à Sorel au lac Saint-Pierre.

Il y a de cela 400 ans, le Richelieu servait de voie de navigation aux Iroquois et aux Algonquins pour la traite des fourrures et aux explorateurs et militaires français pour la conquête du territoire. Le premier homme blanc qui a remonté la rivière en chaloupe en 1609 est Samuel de Champlain. Il était épaté par les belles îles et surtout par la quantité de poissons. Puis, sont venus les premiers colons, les agriculteurs et les pomiculteurs qui ont transporté les fruits de leurs récoltes vers les villes grâce à la rivière. Grâce à ce passé glorieux, le Richelieu est la deuxième rivière la plus importante du Québec.

Au cours de son histoire, le Richelieu a porté quatre noms différents. Les Algonquins la nommaient Masoliantekw, qui signifie «rivière de beaucoup d'argent». Lors de l’arrivée des Français, elle portait le nom de «Rivière des Iroquois», car ces derniers l’empruntaient pour la traite des fourrures. Elle a porté ensuite pendant quelques années le nom de «Rivière Champlain» jusqu’à ce qu’il y a trois siècles, en 1642, on lui donne son nom définitif en l’honneur du Cardinal de Richelieu, grand administrateur sous le roi Louis XIII.

Sous la surface de son eau grouille une faune aquatique variée et inouïe dont certaines espèces sont très rares. Les lacs et rivières du Québec comptent au total 116 espèces de poissons. Fait étonnant, plus de la moitié de ces espèces, soit 75, se nourrissent et se reproduisent dans les eaux du Richelieu. La rivière accueille également le chevalier cuivré, un poisson qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde.

Aujourd’hui, le Richelieu fait le bonheur des riverains et des gens en canot qui admirent le long de ses rives des arbres dont les bras caressent l’eau, les fleurs d’arbustes qui parfument l’air, ou même des animaux qui s’abreuvent à la rivière. Les rives boisées du Richelieu abritent une très grande diversité d'oiseaux, notamment des espèces insectivores comme la mésange à tête noire, les moucherolles, les parulines, les pics et les viréos, qui contribuent efficacement au contrôle des insectes nuisibles aux champs avoisinants. Ces bandes riveraines agissent aussi comme un filtre entre les champs et les cours d'eau, ce qui permet la captation des engrais et pesticides avant qu’ils n’atteignent la rivière. Une bande riveraine saine protège les berges contre l'érosion et les glissements de terrain. Les chercheurs ont découvert près de deux fois et demie plus de mammifères et de reptiles friands d’insectes dans ces bandes riveraines boisées que dans les champs avoisinants.

Notre Vallée tient sa beauté, sa qualité de vie unique et son histoire de ce grand «fleuve» tranquille. Prenons-en soin.

Saviez-vous que...
On retrouve dans la rivière un nombre impressionnant de poissons? On retrouve notamment l’anguille d’Amérique, l'alose savoureuse, le chevalier cuivré, le chevalier de rivière, le dard de sable, l'esturgeon jaune, le fouille-roche gris, le méné d’herbe, etc. La plus grande population de chevalier cuivré, espèce unique au monde, se trouve dans la rivière Richelieu."

Tiré de L'Oeil Régional du 3 juillet 2010: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Riviere_vivante_et_historique.html?ArticleID=650445
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"The abundant heritage resources in the Richelieu valley form the anchors for the thematic approach and suggest a number of specific promotional themes: History, Recreation, Environment, Agrotourism and Culture.

The first group,the military forts and other historical sites, obviously lends itself to themes of social, cultural and military history. The landscape lends itself to recreation of all sorts (biking, hiking etc.), ecotourism, and agrotourism. The river while also supporting boating and water sport activity, forms the broader functional of acting as a scenic focal point for the all activities in the area, simply by virtue of being the central geographic feature of the region.

Cultural activities in general, while not necessarily tied to a specific physical resource, are often a product of landscape and history, and thus susceptible to a number of interrelated thematic approaches.

The Richelieu valley has a wealth of historical resources. The major sites, Forts Lennox and Chambly, and the locks at Chambly and St-Ours, are administered by the federal government, but there are numerous historical buildings and sites run by the province of Québec of local groups. Because historical buildings and sites are a critical element in determining the heritage character of urban, village, and rural landscapes, and form one of the major anchors of any promotional effort, it should be a high priority to create and maintain complete inventories of such properties.

The Richelieu valley is endowed with an abundance of areas suitable for recreation and related tourism activities. Recreational tourism relies on a well-maintained infrastructure of public access sites. In some of these (bike paths, hiking trails, public golf courses) there is a reasonably heavy burden for direct government support. Because most recreational activities by their nature involve movement around the region, recreational infrastructure such as hiking trails and biking paths can be used to create links to various other resources, such as historical sites and nature preserves.

Agrotourism has good potential for growth in the Richelieu valley. There is a good deal of diversity, ranging from gastronomically-oriented destinations such as wineries, cheesemakers, and chocolateries to family-oriented activities
such as apple picking.

The Richelieu valley has a number of nature reserves and ecologically valuable sites along the river, including the World Biosphere Reserve at Sorel, which could be extended and linked together. A challenge, however, for any ecotourism development effort will be protecting the 18 species of animals and 44 species of plants and their associated habitats along the Richelieu that are considered vulnerable.

The Richelieu valley is host to numerous types of annual events that attract visitors to the area. Because annual events become tourist destinations, an effort needs to be made to create a regional context that anchors each event thematically in the region and creates links among events and other regional resources. A corollary of any program of heritage tourism development is that the value of landscape itself needs to be included in any development planning. Though it is difficulty to quantify, there can be no doubting the added value of a surrounding, beautiful, inviting landscape for any given
recreational activity. "

Excerpts from Timothy Niedermann's project to establish an international heritage corridor in the Champlain-Richelieu Valley in Quebec, New York and Vermont presented in Quelph, Ontario in June 2004 at the 4th Canadian River Heritage Conference. Source: http://www.grandriver.ca/RiverConferenceProceedings/NiedermannT.pdf

Saturday, July 10, 2010

Un récidiviste invétéré


J'ai le malheur d'avoir cette personne comme voisin. J'ai aussi le bonheur d'avoir le Refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin devant chez moi, protégeant des espèces menacées comme le Chevalier cuivré. Autour du Refuge, Conservation de la Nature a acquéri et a reçu en legs des terrains riverains bordant le Refuge provincial pour lui servir de zone tampon, filtrant ainsi les pollutions environnantes et diminuant les impacts des activités humaines autour de ce minuscule Refuge au milieu de la rivière.

J'ai parlé à plusieurs voisins au cour des années pour leur demander de protéger le rivage, expliquant que les arbres et une végétation laissée dans son état naturel sont la meilleure protection qu'une rivière puisse avoir. En 2003, Conservation de la Nature a acquis le lot dans la photo, l'affichant clairement pour qu'on ne fasse pas des coupes sur son terrain considéré maintenant comme privé, interdisant également les feux et les déchêts.

Mon voisin dans la photo a été avisé en juillet 2006 et en juin 2007 par Conservation de la Nature que ses interventions sur la végétation n'étaient pas bienvenues: explications et pamphlets à l'appui pour l'éduquer en protection de l'environnement. J'ai moi-même intervenu plusieurs fois, lui demandant à chaque fois d'arrêter. Il profitait de mon absence aussi pour couper des arbres. Finalement, il a reçu une lettre de Conservation de la Nature le 21 juillet 2009 dont j'ai une copie indiquant clairement que ses activités sur leur terrain devaient cesser.

Malgré tout, le 8 juillet 2010 vers 20:00 heures, nous (mon conjoint et moi) avons pu le prendre en flagrant délit, prenant des photos et un court vidéo. Malgré tout, mon voisin refusait d'arrêter son manège. Il s'amusait même à descendre un peu dans le talus, s'approchant de la rivière et risquant lui-même de débouler la pente, car elle est très à pic.

Remarquez qu'il porte un T-shirt avec son nom et le nom de son entreprise sur son dos pendant ses activités illicites. Quand t'es bouché, tu l'es jusqu'aux oreilles!

DURANT LA DERNIÈRE ANNÉE FISCALE, ENTRE LE DÉBUT DE JUILLET 2008 ET LA FIN DE JUIN 2009, PLUS DE 580 INDIVIDUS OU COUPLES ONT DONNÉ PLUS DE $1,000 À CONSERVATION DE LA NATURE CANADA. CECI N'INCLUS PAS CEUX QUI VEULENT DEMEURER ANONYMES, LES ENTREPRISES, LES FONDATIONS ET LES GOUVERNEMENTS. source: rapport annuel de Conservation de la Nature Canada 2008-2009

It's not the Exxon Valdez or the Deepwater Horizon oil in the Gulf of Mexico, but we are desperately trying to save endangered species in the Richelieu river in front of my home with a network of natural preserves and natural areas owned by the province and Nature Conservancy. By preserving the trees and the natural vegetation along the river we strive to help restore the water quality and ecosystems that keep the river alive.

But I have this neighbor who just doesn't get it. Besides all the warnings I myself gave him through the years, Nature Conservancy Canada has officially advised him in 2006, 2007 and 2009 that he cannot go ahead and cut the vegetation on their land whenever he feels like it, for the property is considered private land.

Call it stupidity or defiance, he was wearing a T-shirt with his name and the name of his business on his back while trespassing and vandalizing too!

Monday, July 5, 2010

Modifier les pratiques nautiques pour sauvegarder le chevalier cuivré

Photo: shcournoyer.com

SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU, QC, le 21 juin /CNW Telbec/ - "Conservation de la nature Canada (CNC) et ses nombreux partenaires ont inauguré aujourd'hui des aménagements mettant en valeur l'archipel des îles Jeannotte et aux Cerfs. Cette aire protégée est située sur la rivière Richelieu, dans la municipalité de Saint-Charles-sur-Richelieu. Quais, bouées et panneaux d'interprétation permettent désormais de concilier les activités nautiques et la protection d'un habitat essentiel pour le chevalier cuivré.

Les herbiers aquatiques entourant l'archipel constituent un écosystème fragile dont la qualité est déterminante pour la survie du chevalier cuivré, espèce désignée en voie de disparition au Canada et menacée au Québec. "La mise en valeur de ce milieu naturel intègre la participation des plaisanciers à la protection d'un écosystème aquatique et à celle d'un poisson qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde", soutient Nathalie Zinger, vice-présidente de CNC.

Grâce à une contribution de 63 500 $ de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement, CNC a mis en place des infrastructures et développé des outils d'interprétation qui permettent de sensibiliser les usagers et la population riveraine à la fragilité des écosystèmes. Entre autres, des bouées riveraines délimitant les secteurs sensibles où la navigation doit être évitée ont été installées. De plus, des plates-formes flottantes permettent aux plaisanciers d'accoster et d'observer la nature tout en limitant leur impact sur le milieu. Enfin, des panneaux de sensibilisation, installés sur ces plates-formes et sur le quai municipal de Saint-Marc-sur-Richelieu, présentent le patrimoine naturel de l'archipel et informent les usagers sur les bonnes pratiques de navigation.

La mise en valeur des îles Jeannotte et aux Cerfs constitue un projet déterminant pour la sauvegarde d'un site de grande valeur, tant pour le chevalier cuivré que pour les plaisanciers. "Les aménagements permettront aux usagers de continuer à fréquenter l'archipel tout en assurant le maintien à long terme de son intégrité écologique", souligne Catherine Leconte, directrice générale de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement. "La Fondation a aussi consenti à un investissement de 70 500 $ pour l'acquisition de l'île aux Cerfs parce que l'ensemble du projet s'inscrit parfaitement dans sa mission : aider les collectivités québécoises à s'approprier leur environnement et à transmettre ce patrimoine naturel aux générations futures."

Conservation de la nature Canada tient à remercier l'ensemble des partenaires financiers privés et publics qui contribuent à la mise en valeur de l'archipel des îles Jeannotte et aux Cerfs et à souligner le soutien constant de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement. L'organisme tient également à remercier la Fondation de la faune du Québec et le Programme d'intendance de l'habitat des espèces en péril d'Environnement Canada pour leur contribution financière au projet. La précieuse participation du Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu, de la Fondation Cowboys Fringants, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune et l'Équipe de rétablissement du chevalier cuivré fut également essentielle à la réalisation de ce projet.

Conservation de la nature Canada est un organisme privé à but non lucratif, qui assure la conservation à long terme d'aires naturelles présentant une importance pour la diversité biologique. Depuis 1962, CNC a contribué à protéger plus de 800 000 hectares de territoire à haute valeur écologique au pays, dont 21 600 hectares au Québec. L'organisme travaille en étroite collaboration avec des propriétaires fonciers, des sociétés privées et publiques, des groupes de conservation, des communautés locales ainsi que des gouvernements. Visitez-les: http://www.conservationdelanature.ca/. "

Source: http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2010/21/c6665.html
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If the Copper Redhorse has its spawning grounds in front of my home in Richelieu, in the Chambly Rapids in the Refuge Faunique Pierre-Étienne-Fortin, the fish in its growing stages likes to hang around the 2 small islands in front of Saint-Marc-sur-Richelieu called les îles Jeannotte et aux Cerfs.

Disturbance, erosion and pollution are what this endangered fish has to put up with in both locations. Nature Conservancy Canada has done a lot to help the fish survive in both places: purchasing surrounding land, establishing natural areas, helping organize patrols, putting up signs and distributing pamphlets to spread the word.

Visit their Website here: http://www.natureconservancy.ca/site/PageServer

Thursday, July 1, 2010

Une rivière: plus qu'une source d'électricité

Photo: YannPerreau.com

"SADC Vallée de la Batiscan:des citoyens bloquent des projets?

Existe-t-il des citoyens qui «s'amusent» à bloquer systématiquement certains projets à saveur économique? C'est ce que semblent croire les administrateurs de la Société d'aide au développement local des collectivités de la Vallée de la Batiscan.

On peut en effet lire dans le rapport annuel de l'organisme qu'en plus de devoir combattre un dollar trop fort, une agriculture moribonde, une crise forestière, des désastres météorologiques et l'effritement de l'aide gouvernementale, les intervenants économiques ont, «comble de malheur, à faire face à certains citoyens qui s'amusent à bloquer systématiquement certains projets pouvant amener à nos petites collectivités de l'eau au moulin, soit des redevances importantes pouvant servir de levier de développement maintenant indispensable au maintien et à la croissance de nos infrastructures et services.»

Quand on demande au directeur de la SADC Vallée de la Batiscan s'il n'y a pas une leçon à tirer de ce dossier, il répond en pesant bien ses mots, qu'il y a peut-être eu des ratés au niveau communication mais en même temps, il estime qu'il existe des gens qui seront toujours tout à fait contre un projet d'entravement d'une rivière, peu importe comment on leur présente un projet.

«Mais en même temps, qu'ont-ils fait ces opposants-là pour faciliter le développement, pour utiliser la rivière pour obtenir des retombées économiques? On parlait quand même de plusieurs centaines de milliers de dollars de retombées par année, pendant longtemps. C'est beaucoup pour une petite municipalité.»

M. Mercure estime que c'est surtout le court délai pour tenir un référendum qui a joué contre le projet. Par ailleurs, lors de rencontres d'information, des ingénieurs ont été incapables de répondre à certaines questions, ce qui a créé de la suspicion même chez les gens en faveur du projet de barrage.

Cela dit, il admet qu'une rivière intacte peut représenter un actif économique, mais il répète qu'il est partisan du compromis."

Extraits d'un article écrit par Louise Plante publié dans Le Nouvelliste ici: http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/vie-regionale/des-chenaux/201006/28/01-4293729-sadc-vallee-de-la-batiscandes-citoyens-bloquent-des-projets.php

Je regrette, mais quand il s'agit de modifier l'aspect d'une rivière et ce d'une manière définitive, le prix à payer est toujours trop grand comparé aux "plusieurs centaines de milliers de dollars de retombées". Il n'y a pas assez d'argent sur la planète pour me compenser la perte du plaisir de me baigner dans la rivière Richelieu, propre, comme quand j'étais petite. Il n'y a pas assez d'argent sur la planète pour compenser la perte d'une espèce animale endémique à la région qui compte seulement quelques centaines de bêtes, et je parle ici du Chevalier cuivré.

C'est ce qu'on risque de perdre quand on coule du béton dans une rivière, quand on regarde seulement le côté financier d'un projet qui changera la qualité de vie des riverains, qui bousculera toute l'écologie d'un système aquatique: les pertes sont irréversibles et au delà de toute compensation monétaire.

Le pire, dans tout çà, c'est que le Québec continue à foncer droit devant, à détruire des rivières pour quelques kilowatts, sous prétexte que çà donne des emplois (comme le Québec continue d'implanter des nouvelles porcheries, même si le marché n'est pas là). "Au nom du développement économique régional, Hydro-Québec donne le feu vert à l'aménagement sur les rivières de 13 petites centrales pour produire une énergie dont la société d'État n'a pas besoin. Un investissement totalisant 500 millions $." aprenait-on hier: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201006/30/01-4294589-hydro-quebec-retient-13-projets-de-petites-centrales-hydroelectriques.php . Oui, vraiment, l'industrie du béton a des amis à la bonne place...Photo: YannPerreau.com

Too often, when people want to put on hold projects that risk changing a whole way of life forever, that risk the loss of complete species from the surface of the planet, developers and their cronies typically look down at them, and give them all kinds of ridiculous hidden agendas. In this case, people who do not want to dam one of the last big rivers of Quebec are accused of doing it "for fun". Who would want to go against the flow, of standing alone against big developers and risk public ridicule "for fun"?

Is money everything? Is there enough money on this planet to compensate for the loss of a wild river? For the loss of the pleasure of swimming in clear, clean wild water? For the loss of whole species found nowhere else on earth because of the shortsightedness of those who want to make money at the cost of everything else? For the loss of whole aquatic ecosystems for a few Kilowatt-hours?

Can one drink money? Can one swim in money? Can one catch money in a dammed river and eat it? Can one ride rapids of money?

Again yesterday, our Minister of Natural Resources was happy to announce 12 new dams to be built in Quebec rivers, all for a few jobs, she had to admit, because we don't really need those extra kilowatts! Just like new pig CAFOs: the market isn't really there, but we still keep on building them. The concrete lobby is much too powerful in Quebec.

Sunday, June 27, 2010

Les citoyens devant la CPTAQ

Photo: Bernard Regimbeau dans MontérégieWeb.com

"La décision concernant l'émission d'un permis de forage exploratoire du gaz de schiste à Saint-Marc-sur-Richelieu à la compagnie Molopo Energy Canada Ltd devrait être rendue dans cinq à six semaines par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). La multinationale d'origine australienne a besoin de ce permis pour entreprendre ses travaux dans la petite municipalité, à l'angle de la montée Verchères et du rang des 14.

Le regroupement citoyen «Mobilisation gaz de schiste» de Saint-Marc-sur-Richelieu a obtenu une audience devant la CPTAQ, mercredi dernier, pour exprimer ses inquiétudes face à cette situation. C'est lors de cette séance que les commissaires chargés d'entendre le Regroupement ont estimé pouvoir rendre une décision dans environ un mois et demi.

Les représentants de la compagnie Molopo étaient également présents lors de cette audience et ont exprimé leur désir d'utiliser l'aqueduc de la municipalité pour leurs opérations, ce qui fait sourciller Mme Béliveau. «Je n'ose même pas imaginer les problèmes de pression dans le réseau d'aqueduc qui pourraient en résulter», explique-t-elle.

Le conseil municipal de Saint-Marc-sur-Richelieu avait adopté une résolution au début du mois de mai dernier s'opposant à tout projet d'exploration et d'exploitation du gaz de schiste sur son territoire. La municipalité demandait une confirmation écrite du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNFQ) pour s'assurer que ces activités de forage ne nuisent pas à l'environnement, à la santé et à la sécurité de ses résidents."

Extraits de l'article publié dans L'Oeil Régional ici: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Les_citoyens_devant_la_CPTAQ.html?ArticleID=650003
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The only thing stopping a drilling company to start looking for natural gas in this little town downriver from me is a rubber stamp from the para-governmental commission that sees to the conservation of agricultural land in the province of Quebec. Quite ironic, isn't it? While the agricultural lobby keeps decrying the loss of agricultural land to housing development, they haven't refused money from the gas industry up to now.

Never mind that hydraulic fracturing needs large quantities of water that the town barely can provide to its citizens as it is! Never mind that huge amounts of polluted water will need to be stored, trucked and treated! Never mind that the drilling will be done near a much important stream that helps the barely surviving Copper Redhorse! Never mind that the city council, the MRC and most of the people of Saint-Marc-sur-Richelieu don't want fracking be done in and under their land! Never mind that the Richelieu River, already very near the eutrophication point, will have to deal with the barely treated contaminated water of this drilling adventure!

Thursday, June 17, 2010

Une audience à la CPTAQ


Le Regroupement citoyen « Mobilisation gaz de schiste »voulait informer la CPTAQ (Commission de la Protection du Territoire Agricole du Québec) des risques d’impact de l’exploration et de l’exploitation de puits de gaz de schiste en milieu agricole. Puisque la compagnie Molopo avait signé un bail avec un propriétaire terrien de Saint-Marc-sur-Richelieu, elle avait fait la demande à la CPTAQ pour pouvoir forer sur des terres agricoles. Deux rapports rédigés par la compagnie avaient été présentés à la CPTAQ mais laissaient encore des questions sans réponses claires. Pourtant, la CPTAQ considère quand même donner son aval. C'est pourquoi le Regroupement avait fait une demande d'audience auprès de la CPTAQ, ce qui fut accordé le 16 juin 2010.

En plus des représentants du Regroupement citoyen "Mobilisation gaz de schiste" et plusieurs citoyens présents pour les appuyer étaient présents des représentants d'EauSecours, de l'AQLPA et des Ami(e)s du Richelieu. Il y avait autant de représentants et avocats des promoteurs que des opposants à l'exploration gazière dans le schiste.

Malheureusement, le début de l'audience a pris du retard et j'ai dû quitté avant la fin. Mais voici en gros ce que j'ai entendu. Après avoir rappelé aux deux VP de la CPTAQ les principes du développement durable et du principe de précaution, le représentant du Regroupement a souligné à la CPTAQ que leur décision était le dernier recours des citoyens qui ne sont pas protégés par la toute suprématie des droits sur les mines.

Sont venues ensuite les erreurs dans les 2 rapports soumis par Molopo. Omission d'un élevage de bovins laitiers et d'une ferme équestre. Erreur sur l'identité et la location exacte du ruisseau qui sera le plus impacté par le forage: le ruisseau Richer. Les promoteurs avaient surtout porté leur attention sur la Décharge des 14 dans leurs rapports, mais en réalité, le site du forage se trouve dans le bassin versant du ruisseau Richer, dans le creux du Y formé par les 2 sources qui alimentent le ruisseau Richer, pour être plus précise.

Le ruisseau Richer a déjà reçu d'importants travaux de restauration et 22 producteurs agricoles ont déjà participé aux efforts de réhabilitation. C'est un ruisseau qui joue un rôle important dans les projets de protection du Chevalier cuivré, espèce de poisson indigène menacée de disparition. Voici des liens pour plus d'info.

Article sur les travaux de renaturalisation et stabilisation des berges du ruisseau Richer: http://www.soreltracyregion.net/enviro/page/enviro/article/a/5057

Projet du ruisseau Richer de la Fondation de la Faune du Québec qui implique la participation de 22 producteurs agricoles en partenariat avec l'UPA: http://www.fondationdelafaune.qc.ca/initiatives/projets_pilote/

Pour télécharger le profil du bassin versant de la rivière Richelieu sur le site de COVABAR, incluant le bassin du ruisseau Richer, le lien se trouve sur leur site: http://www.covabar.qc.ca/territoire.html

Bien que l'un des VP de la CPTAQ a interrompu la présentation à cet endroit-ci pour préciser que les poissons ne sont pas dans leur mandat, il fallait quand même souligner les efforts des agriculteurs et les fonds déjà investis pour protéger l'habitat du poisson et qu'il serait donc illogique d'ensuite de permettre l'installation d'une industrie qui apporte beaucoup de problèmes potentiels qui annuleraient tous les améliorations accomplies.

Sont ensuite mentionnées toutes les questions sans réponses définitives en ce qui regarde la quantité d'eau qui sera utilisée, d'où elle proviendrait (le système d'aqueduc de Saint-Marc est déjà à ses limites et les droits des mines permettent une prise directe dans un cours d'eau - jusqu'à tarissement s'il le faut), les produits chimiques employés, les mesures de mitigations pendant les travaux ne sont pas détaillées bien que les travaux après les dommages le sont, les méthodes de disposition des eaux usées ne sont pas arrêtées et l'utilisation d'une torchère n'est pas dans les rapports non plus.

Le document du Regroupement de Mobilisation présenté à la CPTAQ a 78 pages. Quand j'ai quitté la salle, nous étions à la page 62. Je mentionne ici les grandes lignes, mais il semblerait qu'un enregistrement de la réunion sera disponible de la CPTAQ.
The citizens's group concerned about shale drilling in the Richelieu Valley was given an audience at the body that protects agricultural land in the province of Quebec. The CPTAQ (Commission de la Protection du Territoire Agricole du Québec) as they are familiarly called, were about to give their consent to Molopo to go ahead and do exploratory drilling in Saint-Marc-sur-Richelieu, even though the 2 reports the company presented still left a lot of unclear answers to concerns presented to them.

In the audience room, there were as many people on the promoters's side as there was people concerned about fracking in the Utica shale. Besides representatives of the Regroupement citoyen « Mobilisation gaz de schiste » that had requested an audience, there was also representatives of AQLPA, of EauSecours and of Friends of the Richelieu.

Much of the arguments were about sustainable development and the precautionary principle, but the main arguments were the weak points of the 2 reports Molopo submitted to the CPTAQ. A dairy farm and a equestrian farm were not mentioned in those reports. But worse of all, the reports looked at the impact on the wrong stream. The promoters looked at the Décharge des 14, but the drilling site is sitting between the 2 Y branches of the springs that feed the ruisseau Richer, which just so happens to be on the receiving end of a lot of restoration and habitat rehabilitation for many years from an environmental foundation in partnership with the UPA, the union representing farmers. The ruisseau Richer is also a watercourse that has a lot of impact on the nearby Copper Redhorse feeding grounds in the Richelieu River in its alevin stage. The Copper Redhorse is endangered and on the COSEWIK list: http://www.cosewic.gc.ca/

The audience started late and was not over when I had to leave, so I did not get to hear the response of the promoters to the citizen's argumentation, but I hope that we were able to drive our point: can we do this right?

Tuesday, June 8, 2010

Les plaisanciers: a mixed blessing


Un ex-bénévole de COGÉGY me disait que l'un des problèmes qui retardent l'assainissement de la rivière Richelieu est le fait que ses usagers sont surtout des touristes. Difficile de s'attendre à un sentiment d'appartenance de la part d'un touriste! C'est un fait que je tends à oublier, puisque j'ai le privilège d'habiter sur les rives d'un Richelieu calme, presque rendu à un stage de marais d'un côté, et les rapides de Chambly de l'autre. Les touristes, comprendre bateaux de plaisance, de croisières et ferry se rendent au Bassin de Chambly tout près pour ensuite emprunter le Canal de Chambly qui s'éloigne de chez moi pour pénétrer les terres. Les seuls inconvénients pour moi sont les gros moteurs sur le Bassin, les "touch&go" des hydravions et les dérangements des endroits de fraie pour le Chevalier cuivré.

Mais un éditorial dans L'Oeil Régional m'a bien fait comprendre les problèmes vécus ailleurs. Pas surprenant que les riverains tendent à tourner le dos à la rivière!

"Responsabilité partagée

La rivière Richelieu délaisse tranquillement ses airs angéliques de l'hiver pour faire place aux capharnaüm de l'été. Les bateaux se croisent et s'entrecroisent allégrement dès les premiers signes de beau temps.

Il faut dire que depuis le passage de Samuel de Champlain sur la rivière Richelieu, il y a 400 ans, bien des choses ont changé. On est loin de la rivière pure et paisible qui serpente la Vallée. Le Richelieu serpente toujours la Vallée, mais accueille désormais les week-ends un trafic digne d'une autoroute, pollution incluse.

Chaque été, le sujet de la sécurité revient à l'actualité. Certains plaisanciers dénoncent le trafic sur la rivière, s'inquiètent de la vitesse des bateaux qui contribuent, avec leurs vagues, à l'érosion des berges. Et que font les kayakistes et les canoteurs? Ils prient sûrement pour qu'on les remarque entre deux bolides blancs. Déjà surprenant qu'il n'y ait pas encore eu de gros accidents sur la rivière.

Mais à qui revient la responsabilité de surveiller les pilotes de courses, les buveurs de bière et les exhibitionnistes du Richelieu (l'été dernier, un lecteur avait photographié un fêtard se soulageant dans la rivière à l'avant d'un bateau)? En théorie, la Régie de police Richelieu — Saint-Laurent, en pratique, personne. Oups!

C'est que depuis la création de la Régie de police, il y a cinq ans, la loi prescrit qu'elle doit se doter d'une flotte maritime. Le problème est que le budget du conseil exécutif ne le permet pas. Donc personne pour ralentir les bolides de course ni pour punir les conducteurs un peu pompette.

C'est sans compter qu'il n'existe aucune limite de vitesse sur la rivière Richelieu pour les embarcations de plaisance. Citoyens, plaisanciers et maires de municipalités réclament tour à tour depuis des années qu'une limite de vitesse soit appliquée sur la rivière Richelieu. En attendant, les autorités comptent sur le civisme des gens. Mais est-ce suffisant?

À mon avis, une petite patrouille sur l'eau est nécessaire et serait aussi efficace qu'un policier qui fait du radar sur la 116. Une présence qui rappellerait simplement aux plaisanciers de rester vigilants."

Éditorial écrit par Isabelle Croteau publié dans L'Oeil Régional ici: http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Responsabilite_partagee.html?ArticleID=645083
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Everywhere else in the province of Quebec, people are becoming aware of the pollution of their waterways and are picking up the spade to plant seedlings and young trees along the shores. But not very much for the Richelieu. A chance meeting with an ex-COGEBY made me realize the problem was tourists. The Richelieu River is considered a tourists' river: hard to expect a sense of belonging from a tourist!

Another problem is that a navigable waterway in our country is considered federal jurisdiction, while the water itself is considered a provincial matter. Municipalities are stuck with the problems of local polluters and water infractions from riverside residents AND waterborne users! And local police is not equipped to see to the respect of any laws that may exist.

I am just personally lucky to live by a section of the river that is slowly evolving into a swamp, while the other half of the river is the Chambly Rapids. I can sometimes hear big motorboats cruise on the Chambly Basin to get in or out of the Chambly Canal. Or floatplanes sometimes do touch & goes on the Basin, which is quite annoying when they pull up full throttle right over my home! I also worry about the encroachment of the spawning areas of the Copper Redhorse, especially during the long holiday week-ends, when self-made explorers trample up the rapids from the Basin right at reproduction time.

Thursday, April 8, 2010

Bon, on recommence!


Une partie de la propriété de Conservation de la Nature sur le bord de la rivière Richelieu en arrache depuis 1998! Quelqu'un s'était évertué à couper les sorbiers qui tentaient de faire les premiers pas vers la colonisation forestière des lieux, année après année. Malheureusement, je n'ai jamais pu le surprendre sur le fait.

Mais depuis quelques temps, les sorbiers ont pu atteindre un mètre ou deux! La vie y est difficile: un sol pauvre et pierreux, un soleil de plomb, une pente bien draînée. Seul un été pluvieux avec des précipitations légères mais fréquentes l'an passé ont pu faciliter la pousse de ces petits arbustres tenaces.

Voyons si notre riverain, lui aussi très tenace et entêté, se remettra cet été à étêter cette petite forêt en devenir! Ne sait-il pas que ce terrain sert de zone tampon pour le Refuge Faunique Pierre-Étienne Fortin qui protège le Chevalier cuivré, espèce menacée?

Après tout, même le MDDEP avoue qu'une forêt est l'occupation du territoire qui génère le moins de phosphore dans un plan d'eau. Les racines des arbres tiennent le sol en place et ralentissent le ruissellement tout en filtrant les particules polluantes (comme les produits toxiques, les pesticides, les fumiers) qui migrent avec les gouttes d'eau. Les branches et les feuilles des arbres adoucissent l'impact des gouttes de pluie, réduisant elles aussi l'érosion causée par la pluie. L'ombrage jetée par les arbres sur le sol garde celui-ci à une température plus basse qu'un sol en plein soleil, aidant à garder la température de l'eau des cours d'eau avoisinants plus fraîche, ralentissant du fait même l'eutrophisation du cours d'eau. Finalement, une berge naturelle aide à maintenir un écosystème plus riche dans le cours d'eau avoisinant en servant d'habitat pour une faune diverse qui contribue à la santé du cours d'eau.
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So! Let's try this again!

Part of the shore belonging to Nature Conservancy since 1998 along the Richelieu River has a hard time returning to the wild because one of my neighbors used to go down at night and rip off all the tops of the sumacs trying to colonize the area. He did this year after year, much to my disgust. I was never able to catch him in the act.

The soil is gravelly and dry, the sun beats down on the south facing riverbank and bare feet can barely stand the hot soil and a well drained pitch makes it hell for small trees to put down roots. Last summer made it easier with frequent and gentle rain showers. Good thing those little trees are very hard to get rid of once the roots are well established.

Let's see if this year our pigheaded neighbor will go back to his dirty tricks again, and try to stop this budding forest of the future! Does't he know that this property serves as a green belt around a natural refuge that protects the Copper Redhorse, an endangered species?

After all, even our Environment Ministry agrees that a forest is what generates less phosphorous that ends in a watercourse. Roots of trees hold the soil down while slowing the flow of water draining from the ground and filtering the polluting particles like toxins, pesticides and fertilizers. The tree branches and leaves slow the speed of raindrops and also slow down the erosion caused by water. Shade from the trees keep the ground cooler, thus helping to keep the nearby river or lake at a lower water temperature, slowing the eutrophication process. Also, a river bank left in its natural state helps to keep a richer ecosystem both on land and in the water by providing habitat for a wider variety of fauna.

Wednesday, March 31, 2010

L'atrazine et notre santé


Je suis également de très près le dossier de l'atrazine, un herbicide généreusement épandu sur les récoltes de maïs-grain, récolte privilégiée par nos agriculteurs dans le bassin versant de la rivière Richelieu. D'autres études ont soulignés les effets néfastes de cet herbicide et de cette récolte génétiquement modifiée, le maïs Bt, se penchant même sur l'eau et les sédiments du Richelieu.

Une entrevue avec un scientifique de l'université de la Californie publiée dans le quotidien The New York Times a attiré mon attention à cause de sa clarté, sa brièveté et sa certitude scientifique. Le professeur Tyrone Hayes ne mâche pas ses mots et a d'autres lapins dans son chapeau!

Pour le moment, il affirme que l'atrazine, au grand dam de Syngenta, le plus gros fabriquant de l'herbicide épandu sur la moitié des récoltes de maïs en Amérique, transforme les tétards mâles. 80% de ceux-ci deviendront physiquement des femelles, et 3/4 deviendront stériles. Dans 6 états aux É.-U., 43 usines de filtration d'eau potable ont traîné les fabriquants de l'herbicide en justice pour qu'ils payent la filtration de l'eau afin de la débarasser de leur produit.

Le professeur affirme que l'atrazine affecte la production de l'hormone estrogène et est la cause de cancers de la prostrate et du sein chez l'humain. Il dit que ses 2 études jusqu'à date publiées ne sont qu'un début; qu'une douzaine d'études suivront et complèteront le portrait peu reluisant de l'atrazine.

Pour revenir sur le sujet du Richelieu: plusieurs scientifiques croient que l'atrazine joue un rôle important dans les problèmes de reproduction du Chevalier cuivré, espèce de poisson menacée du Richelieu, en grand danger de disparaître de la surface de la planète.
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"Berkeley Scientist’s Herbicide Studies Raise Corporate Hackles

Accusations are flying over the latest University of California, Berkeley study on the effects of a widely-used weed killer on amphibian sexuality.

The study was conducted by Tyrone Hayes, a professor of Integrative Biology, and found that feeding atrazine to tadpoles reshaped their sexuality as they grew to adults. Ten percent of the 80 males he tested for the study had become anatomically female and capable of mating with other males, while three-fourths of the remainder were sterile, The San Francisco Chronicle reported last week.

Farmers spray atrazine on half of all corn grown in America, according to Syngenta, the major manufacturer of the herbicide. In August, a New York Times investigation found that, in recent years, there have been unusual spikes in the atrazine content of drinking water and reported that 43 water systems in six states — Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Mississippi and Ohio — have sued atrazine’s manufacturers to force them to pay for removing the chemical from drinking water.

Earlier this month, The Huffington Post reported that 16 midwestern cities near agricultural fields have already banded together to file a new federal lawsuit against Syngenta for failing to alert them of atrazine’s presence in their drinking water at unsafe levels.

Tyrone Hayes: "What we believe is happening in the frogs is that atrazine causes a decline in testosterone and an increase in estrogen. The biggest concern is that atrazine turns on aromatase, which is the machinery for producing estrogen. The big issues there are reproductive cancers, prostate cancer and breast cancer. Atrazine is associated with increased prostate and breast cancer in humans.

This paper that we published is — to give you a teaser — nothing. It’s the tip of the iceberg. These are the first two papers of a dozen papers that are long-term looking in incredible depth and detail at the long-term effects of atrazine. We’re looking at homosexuality in frogs, we’re looking at breast cancer, we’re looking at endocrine mechanisms across vertebrates, from fish all the way up to humans."

Excerpts of article written by Rachel Gross published in The New York Times in full here: http://bayarea.blogs.nytimes.com/2010/03/17/berkeley-scientists-herbicide-studies-raise-corporate-hackles/

By the way, some of our best scientific people who specialize in aquatic life believe that atrazine is probably the main culprit of the reproduction problems of the Copper redhorse, endangered species of the Richelieu and about to disappear from the face of the planet.

Wednesday, February 3, 2010

Le cuivre et les bateaux


Le patron du groupe Waterkeeper en Caroline du Sud a décidé de s'attaquer au problème de pollution par le cuivre. Il fait des prélèvements de sédiments dans les cours d'eau pour en mesurer la teneur en cuivre. Il pense en déterminer ainsi les sources de contamination. Il soupçonne les peintures des dessous de bateaux.

Il pense qu'un bateau de 30 pieds laisse échapper trois livres de cuivre par année par sa peinture. Il avance que le cuivre cause la féminisation des poissons, et craint même pour la santé des humains, surtout ceux qui se nourissent de poissons et de crustacés.

Ce qui ramène mon attention au Canal de Chambly et son traffic saisonnier de bateaux de plaisance. Dans les années de sécheresse, je me suis déjà inquiétée du détournement généreux des eaux du Richelieu pour alimenter le va et vient des bateaux dans le canal. J'ai vu les écluses se remplir et se vider pour une seule petite chaloupe, en plein temps de pénurie d'eau, privant ainsi les endroits de fraie du Chevalier cuivré d'eau vive en plein temps de reproduction de cette espèce menacée. Ni le MDDEP ni les Ressources Naturelles et Parcs n'ont partagé mon opinion sur le sujet.

Mais sachant que l'un des problèmes du Chevalier cuivré est un de reproduction, et sachant que l'on observe de plus en plus la féminisation des poissons (des poissons mâles qui portent des oeufs), je ne peux pas m'empêcher de pointer du doigt la peinture utilisée pour peindre les carènes de bateaux.
"Working for Cleaner Lowcountry Water

Charleston, SC - “Eleven of our creeks and tributaries are impaired due to excessive amounts of copper,” said Cyrus Buffum, executive director of Charleston Waterkeeper, a non-profit organization. That's a trend that Buffum wants to change.

“We’re sampling different data points of pluff mud to measure the amounts of copper in the sediment, basically measuring the amounts of this heavy metal that has settled down into our waterways" said Buffum. “What we are going to do with this information is eventually launch a campaign to target the different sources and issues that are serving as these sources for contamination,” explained Buffum.

One of those sources Buffum says, is the paint on the bottom of boats. “About a 30-foot boat over a years time leaches out or drips off three pounds of copper into our waterway,” said Buffum. That paint can have harmful effects on fish and other aquatic life over time.

“What once was a female fish may become a male fish over time by consuming and being exposed to this toxin,” said Buffum. High levels of copper can not only have negative impacts on sea life, those impacts can be passed on to people as well."

Excerpts of article produced by Raymond Rivera on local ABC news website: http://www.wciv.com/news/stories/0110/699540.html

Tuesday, February 2, 2010

Comment une porcherie a changé notre vie

Image d'un reportage RDI

Une journaliste d'une compagnie de télévision qui diffuse par satellite et sur l'Internet m'a demandée ce qui avait changé dans ma vie suite à l'apparition de porcheries industrielles dans mon voisinage. Après avoir mis un peu d'ordre dans mes idées, voici ce que je lui ai dit.

- J'ai perdu l'espoir: après 25 ans de militantisme pour nettoyer la rivière Richelieu, l'implantation d'une méga-porcherie de 5,800 bêtes en amont m'a fait perdre l'espoir de me baigner de nouveau sans craintes dans la rivière devant chez moi comme dans mon enfance.

- J'ai perdu des revenus: les taxes d'eau ne cessent d'augmenter, parce que l'eau de la rivière est de plus en plus sale, demandant de plus en plus de produits chimiques qui coûtent de plus en plus chers. En étant une personne dans la pré-retraite sur revenu fixe, j'ai moins d'argent disponible pour les autres dépenses.

- Perte d'une qualité de vie: certaines journées puent tellement que je ne peux pas aller dehors dans le jardin, mon passe-temps préféré. Pour des raisons économiques et environnementales, j'étends mon linge sur la corde également.

- Perte d'espèces: des espèces menacées vivent et se reproduisent dans la rivière devant chez moi. Je déplore que notre héritage collectif est en danger: la survie et la reproduction de nos espèces en danger sont éprouvées par les pesticides et les hormones. J'éprouve des sentiments de perte, d'échec.

- Gaspillage de taxes et d'impôts: les subventions qui vont aux récoltes GM et aux élevages intensifs devraient aller aux fermes biologiques. La nourriture bio est préférée par la majorité des consommateurs.

- Perte d'emplois pour nos jeunes: une ferme bio aurait fourni des emplois d'été pour nos jeunes (désherbage, plantation, ceuillette) tout en les rendant familier avec les processus de la vie. Les méga-porcheries ne sont pas conviviales et ne créent pas d'emploi.

- Perte de biodiversité: les méga-porcheries sont entourées de monocultures GM qui les nourissent et qui permettent de se débarasser du purin. Il s'ensuit une diminution d'espèces florales, d'abeilles, de papillons et d'oiseaux.

- Perte de qualité du paysage: partis sont les pâturages, les vergers, les fermes mixtes. Seulement des champs de maïs-grain et de soya GM à perte de vue. Partis sont les ruisseaux en méandres peuplés d'herbiers, de buissons et d'arbres. Seulement des fossés redressés, sans bandes riveraines, "nettoyés" à cause d'éboulements et de sédimentation.

- Les diarrhées sont toujours suspectes: est-ce l'eau? est-ce l'air? Et la grippe porcine?

- S'objecter aux méga-porcheries publiquement nous a fait des ennemis: des fermiers pensent que nous sommes contre les agriculteurs.

- Perte de nos sources de bois de chauffage: après avoir été une bonne cliente pendant 20 ans, les agriculteurs ont commencé par nous livrer du bois d'espèces de bois mou, vert. Le dernier voyage était arrosé de purin. Le chauffage au bois est économique au Québec, si on le compare à d'autres sources d'énergie. C'est une chaleur très confortable aussi.

- Sentiments d'impuissance, de révolte: malgré tous les arguments économiques, sociaux, environnementaux contre les méga-porcheries, les politiques provinciales continuent d'encourager ce genre de production "agricole".

- Acheter, c'est voter: nous n'achetons plus de produits Schneiders, Maple Leaf, Olymel, Lafleur, etc... Par contre, nous achetons du bio, local, du élevé autrement, et sommes membres d'ÉcoMarché.


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CHANGES in my life BROUGHT BY FACTORY PIG FARMS

- Loss of hope: after 25 years of lobbying for a cleaner river, having a 5,800 pig farm upriver made me lose hope that it could happen in my lifetime. I was hoping I could again safely swim in the river in front of my home like I did when I was a child.

- Loss of income: water taxes keep going up, because river water is getting dirtier, requiring more chemicals whose costs are rising. But as a retired person, I live on a fixed income, so more taxes to pay means I have less money to spend on other things.

- Loss of quality of life: some days smell is so bad, I can't go outside to work in the garden, my favorite pass-time. Also, for economical and environmental reasons, I hang my laundry on a clothesline.

- Loss of species: endangered species live and reproduce in the river in front of my home. I feel our legacy to future generations is in jeopardy. Endangered species' survival and reproduction is under pressure from pesticides and hormones, and I feel loss, failure.

- Waste of taxpayer's money: subsidies to GM crops and factory farming should go to organic farming: that's what the consumer wants.

- Loss of summer jobs for our youth: an organic farm would have given our youth summer jobs (weeding, planting, picking) while putting them in touch with natural processes. Instead, factory farms are off limits and don't create jobs.

- Loss of biodiversity: GM mono-cultures surround and feed factory farms and receive their slurry. Ensues loss of species of flowering plants, butterflies, bees, birds and forests.

- Loss of scenery, loss of people-friendly countryside: no more grazing fields, orchards, crop variety. Only GM corn and soy as far as the eye can see. No more meandering brooks and streams: all straight ditches with no banks, no bushes, no trees.

- Those diarrheas: is it the water? the air? What about swine flu?

- Made enemies: some farmers think we are against farmers for speaking out against factory farming.

- Loss of source of firewood: after heating with wood for 20 years, farmers started selling us green softwood, then final shipment came covered with pig slurry. Wood is the cheapest way to heat a home in Quebec and is the most comfortable.

- Feelings of helplessness, revolt: despite all the financial, social and environmental arguments against factory farms, our provincial government insists on promoting this kind of food production.

- We vote by choosing what we buy: no more Schneiders, Maple Leaf, Olymel, Lafleur, etc... We do buy organic, local, and are members of ÉcoMarché.

Tuesday, January 12, 2010

Année Internationale de la Diversité Biologique



J'apprends que la députée d'Iberville, territoire juste en amont du mien, a reçu la population dans son bureau samedi dernier pour souligner l'Année internationale de la diversité biologique. La politicienne est aussi porte-parole de l'opposition de l'agriculture, des pêcheries et de l'alimentation. La photo dans le Journal de Chambly la montre devant un pommier en fruits. Bien ironique, le sort de la Vallée du Richelieu, en cette année de la biodiversité!

Dans le bassin versant de la rivière Richelieu, territoire majoritairement agricole, les petites fermes diversifiées et auto-suffisantes ont fait place à des mono-élevages de porcs, de volaille ou de veau. Les pâturages et cultures variés ont fait place aux monocultures de maïs grain GM ou de soya GM à perte de vue. Les quelques vergers survivants, à part de Rougemont, sont maintenant des pommiers de la dernière mode: partis les vieux pommiers de nos ancêtres, surtout depuis le grand verglas de 1998, et avant çà, le grand dégel de 1981.

Les forêts sont pratiquement disparues. Seules quelques terres à bois survivent pour les durs à cuire qui tiennent à leur bois de chauffage. Ou quelques érablières. Plusieurs espèces de poissons nobles sont disparues de nos rivières à drainage agricoles. Même le Richelieu, dernier château fort pour la fraie de quelques poissons rares comme le Chevalier cuivré, peine à survivre comme rivière, à la moindre pluie: c'est plutôt un égout à ciel ouvert qui évacue les coliformes vers le Saint-Laurent!

Durant les 20 dernières années, j'ai vu la migration des papillons monarques passer d'un papillon au 30 secondes voler vers le SSO à pratiquement zéro. J'ai vu une double nichée d'hirondelles bicolores par été dans ma cabane passer à zéro. J'ai vu des nuages d'abeilles à miel butiner autour des pommettes tombées au sol passer à quelques rares butiner ici et là. J'ai vu des familles complètes d'aigles-pêcheurs, le couple adulte avec leurs petits, tournoyer au-dessus des rapides de Chambly, disparaître, pour en voir un de temps à autre, quelques fois durant l'été. J'ai vu des ormes, comme des colonnes de cathédrales, tenir leurs têtes hautes vers le ciel tout le long de la Première Rue, tous mourir, un à un, victimes d'une bestiole importée.

Diversité biologique? Les grandes chaines d'épicerie vendent pratiquement des clônes, semblables d'une ville à l'autre, d'un pays à l'autre. On veut voir des animaux sauvages? On va au zoo. On veut voir des fleurs? On va au Jardin Botanique. Le standard d'un beau terrain? Des monocultures de gazon, des arbres et des buissons de pépinières, des fleurs hybrides. Année de la biodiversité? Beaucoup, beaucoup de chemin à faire!

I hear the Iberville MP for the region just up-river from mine, had an open-office last Saturday to celebrate this International Year of Biodiversity. The politician is also the speaker of the opposition in matters of agriculture, fisheries and nutrition. The picture in the paper shows her standing in front of apple trees in fruit. Very ironic, the stand of the Richelieu Valley during this year of biodiversity!

The Richelieu Valley, a mostly agricultural region, has seen its small diversified farms being integrated into pig, poultry and veal CAFOs. Pastures and various crops have become mono-cultures of GM corn and soy as far as the eye can see. The few surviving orchards, Rougemont excepted, are now the latest apple breeds. Gone are the heritage apples of old, especially after the big thaw of 1981 and the ice storm of 1998.

Forests have all but disappeared. Only a few woodlots remain for those who still want to use their wood stoves. Or a few sugar shacks that keep their maple groves. Many noble fish have disappeared from our rivers that now are really draining mechanisms for agricultural fields. Even the Richelieu, the last stand for the spawning of noble and rare fish like the Copper Redhorse, have a hard time reproducing in a river that barely can be called that after rain: it is rather an open sewer, flushing coliforms to the Saint-Lawrence!

During the past 20 years, I have seen Monarch migrations go from one butterfly going south every 30 seconds to none at all during the whole year. I have seen 2 broods of tree swallows per summer go down to none at all. I've seen clouds of honey bees busy on fallen crabs go down to a few observations a day. I've seen whole families of ospreys circling over the Chambly Rapids go down to one or two birds seen in a whole year. I've seen rows of elms, towering over the street, proud heads reaching for the sky, die one by one, victims of a foreign bug.

Biodiversity? Food chains practically sell clones, similar from town to town, from country to country. Want to see wild animals? People go to the zoo. Want to see flowers? People go to the Botanical Garden. What is the beauty standard for a nice proprety? Grass mono-cultures, trees and bushes bought at the nursery, hybrid flowers sold in flats. Year of Biodiversity? There's a whole lot to be done!

Friday, December 18, 2009

Dossier Porcin: 19 décembre 2005

NOVE Environnement inc. illustre le territoire affecté par les odeurs de la porcherie à Richelieu: le centre urbain de Richelieu en haut, l'Île Sainte-Thérèse et Saint-Jean-sur-Richelieu en bas. Important: les odeurs venant des bâtisses, PAS l'épandage!~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
NOVE Environnement inc. report shows area that will smell Richelieu's pig farm: downtown Richelieu to the north, Île Sainte-Thérèse and Saint-Jean-sur-Richelieu to the south. Note: odors coming from the barns and pits, NOT the slurry spreading!


Afin de rassurer les élus municipaux et les citoyens qui s'objectaient à la méga-porcherie de Richelieu, le député libéral de Saint-Jean d'alors, Jean-Pierre Paquin, à la demande du maire de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, a organisé une séance d'information qui a eu lieu à l'Hôtel de Ville de Saint-Jean le 19 décembre 2005. Des experts des ministères de l'Agriculture, de l'Environnement, des Affaires municipales et de la Santé publique sont venus s'expliquer longuement, exposant des détails souvent entendus ailleurs par ceux qui suivaient déjà le dossier. Tellement longuement que le temps a manqué pour d'autres qui auraient voulus présenter leurs propres arguments: j'y étais pour plaider la survie du chevalier cuivré et la santé de la rivière Richelieu, mais j'ai dû me contenter d'écouter et de prendre des notes (que j'ai conservées précieusement). J'ai pu constater aussi que beaucoup de maires présents étaient manifestement très frustrés du manque de droits et de pouvoirs laissés aux municipalités dans ce dossier.

Certaines paroles qui sont sorties des bouches de ces experts de notre gouvernement provincial nous ont tout simplement choqués et révoltés. Le Dr Claude Tremblay y était pour représenter la Santé publique de la Montérégie, et il a appuyé le président du Conseil régional de l'Environnement en Montérégie, Claude Marois, quand il a dit que le principe de précaution aurait dû s'appliquer avant la levée du moratoire sur l'élevage porcin. C'est à cette rencontre que l'on a appris que la Santé publique avait décidé de ne plus envoyer de représentants aux consultations publiques lors d'implantation de nouvelles porcheries, plaidant que la Santé publique n'était pas plus au courant des nouveaux projets que le public dans la salle. Entendant cela, plusieurs avaient l'impression d'être abandonnés par ceux qui devaient se préoccuper et voir à notre santé.

Le représentant d'alors du Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, l’expert Jacques Roy, nous a aussi très secoués. Il s'est présenté comme étant agronome et ingénieur en béton. Il a commencé par dire qu'on la protégeait adéquatement, l'eau, en ce moment. Il a ajouté que le Ministère ne regardait que les problèmes de pollution de l'eau et ne touchait pas aux odeurs. C'est lui qui nous a dit qu'en 2005, les normes environnementales du Québec dataient de 1978 et avaient besoin d'être révisées. C'est durant cette après-midi là que j'ai appris que le provincial avait cessé d'essayer de sauver les puits de surface, et que tous ceux qui se révèlent contaminés devront être creusés plus creux, les appelants des artésiens, et que les prélèvements, les tests en laboratoire et les nouveaux puits seront aux frais du propriétaire. C'est aussi à cette réunion que j'ai entendu la personne qui se disait la force derrière le REA (Règlement sur les Exploitations Agricoles) de 2002 @ 2005 dire que si le Ministre Mulcair (Ministre de l'Environnement en 2005) l'écoutait, toute la province passerait au lisier.

Comme moi, toutes les personnes qui ne voulaient pas de porcherie, pour une raison ou pour une autre, et qui étaient présentes à cette séance d'information ne s'en sont pas sorties rassurées, loin de là. C'était pourtant une rencontre pour nous donner "l'heure juste". Moi, j'ai eu le souffle coupé, plus certaine que jamais que l'augmentation du cheptel porcin sur gestion liquide dans notre vallée, sans l'application de mesures environnementales beaucoup plus strictes et préventives, était une grosse, grosse erreur. À ma connaissance, le grand public sera mis au courant de cette réunion, et de ce qu'y s'est dit en ce lundi après-midi de décembre d’il y a 4 ans, que dans un article signé Marc-Olivier Trépanier dans Le Canada Français du 21 décembre 2005, en page A-18.

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Pig File: December 19th, 2005

In order to reassure elected municipal officials and citizens opposed to a pig CAFO(Confined Animal Feeding Operation) in Richelieu, the then Liberal MP of Saint-Jean Jean-Pierre Paquin granted the Mayor of Saint-Jean-sur-Richelieu his wish to have an information meeting that took place at City Hall in the afternoon of December 19th, 2005. Experts from many Ministries, Agriculture, Environment, Municipal Affaires and Public Health were to come and explain laboriously their point of view about pig CAFOs in our province, explanations often heard again and again by those that had been following this controversial file for a while. They went on for so long that many of those that were there to expose their own arguments for not having factory-like pig feedlots were told that we had ran out of time. I was there to plead in the name of the Copper redhorse, an endangered species that tries to reproduce in the river in front of my home, and also plead in the name of the Richelieu river itself, whose ecosystems were already stressed from the pollution. I resigned myself to just sit down, listen, and take notes that I have kept religiously. I could also see that many city mayors there were also frustrated by the lack of rights and power left to municipalities that were stuck between a rock and a hard place.

What we heard from some of these provincial government experts left us shaken and shocked. Dr Claude Tremblay was there to represent Montérégie Public Health, and he stood behind the president of the Regional Council of the Environment in the Montérégie, Claude Marois, when he said that the precautionary principle should have been applied before the moratorium on pig production was lifted. It is in this meeting that day that we first heard that Public Health would no longer send a representative to Public Consultations held for new pig farms, pleading that they knew as little as the audience when they were called up to attend such a meeting. A lot of us then felt abandoned by those that we feel should protect our health.

The then representative of the Ministry of the Environment, expert Jacques Roy, also surprised us greatly, to say the least. He introduced himself as being an agronomist and a concrete engineer. He started by saying that we protected the water adequately right now, and added that his Ministry looked after water pollution, not bad smells. He is the one that told us that in this year of 2005, environmental norms in Québec dated back to 1978 and needed to be updated. It is on this December afternoon that I learned that our provincial government had given up on protecting private shallow wells: any well that became contaminated had to be tested and if polluted, had to be replaced by an artesian well, all at the owner's expense. It also at this meeting that I heard the person claiming to be the one behind the REA ( Règlements sur les Exploitations Agricoles - rules on farm production) from 2002 to 2005 say that if Minister Mulcair, minister of the Environment at the time, listened to him, the whole province would switch to liquid manure, or slurry.

Much like me, all the people there that did not want a pig CAFO for one reason or another, did not come out of this meeting feeling any better, far from it! It was to be a meeting to set the record straight. Personally, I had my breath taken away, like if I had been kicked in the stomach. I was as sure as ever that more pigs and slurry in our valley, without better preventive and stricter environmental measures, was a big, big mistake. As far as I can tell, the public was only made aware of this important meeting and what was said there in the local newspaper Le Canada Français published December 21st, 2005, an article signed by Marc-Olivier Trépanier on page A-18.